DSC05086© Martine Wauters

DSC05105cropped DSC05124cropped

 (El texto original en español de la petición de Ecourbe se encuentra al final de este artículo)

 

Une colonie majeure de Martinets pâles (Apus pallidus), située en plein coeur de Séville, est actuellement menacée par des travaux entamés en janvier! Il est d'autant plus urgent d'intervenir qu'un petit groupe y passe même l'hiver! Certains ont déjà perdu leur abri hivernal, d'autres risquent de se retrouver mûrés vivants, et les couples nicheurs qui reviendront en mars risquent de se retrouver "SDF"! Je relaie donc volontiers la pétition lancée par l'association locale Ecourbe, et je vous demande de la signer massivement... sans attendre vu l'urgence, et de la diffuser dans vos réseaux respectifs autant que possible!

J'avais découvert avec émerveillement cette colonie fascinante l'été dernier : en compagnie d'une délégation de spécialistes des martinets venus d'Angleterre, de Suisse et de Belgique (Edward & Mandy Mayer, Marcel & Charlotte Jacquat, Bernard Genton et Louis-Philippe Arnhem), j'avais rencontré une série de protecteurs très actifs des martinets de Séville et d'Estrémadure: Jesús Solana (Merida), Espe Portillo Alvarez et Elena Moreno Portillo (association Ecourbe, Séville) et bien d'autres. Ceux-ci nous avaient fait découvrir une série de colonies de martinets (de 4 espèces!) toutes plus impressionnantes les unes que les autres, dans des types de sites parfois très rares (cavités suprenantes dans des bâtiments de toutes époques, mais aussi dans des ponts, des rochers, des palmiers,...). Partout, y compris à Séville, ils avaient profité de notre présence pour sensibiliser responsables politiques et médias sur l'importance de protéger les martinets.

En leur compagnie, nous avions ainsi rencontré M. Adolfo Fernández Palomares, responsable sévillan en matière d'environnement (voir photos ci-dessous). Celui-ci peut donc difficilement dire qu'il ignorait la présence de cette colonie, surtout après notre visite et ces explications détaillées, mais les dossiers d'urbanisme comme celui-ci sont généralement entre les mains d'autres services et, comme le demande la pétition d'Ecourbe, une meilleure coordination entre les responsables de l'urbanisme et de l'environnement serait souhaitable pour une meilleure protection des martinets. Quoi qu'il en soit, le problème de coordination interservices se pose partout en Europe pour la protection des martinets, les défenseurs des martinets doivent donc cibler leur lobbying tant sur les responsables environnementaux que sur ceux en charge de l'urbanisme. Comme M.  Fernández Palomares nous a longuement reçus en juin dernier, nous pouvons encore espérer qu'il nous aide à protéger les martinets de Cabo Persiana...

 

DSC02799cropped

De gauche à droite: Bernard Genton (protecteur des martinets dans le Vaud, en Suisse), Jesús Solana (protecteur des martinets en Extrémadure, en Espagne), expliquant l'importance de protéger les martinets à Adolfo Fernández Palomares ("Director general de medio ambiente, parques y jardines habla sobre el parque de la vega" de la municipalité de Séville, Espagne) et Elena Moreno Portillo (protectrice des martinets membre d'Ecourbe, Espagne)
© Martine Wauters

 

DSC02802De gauche à droite: Juan Antonio Martínez (protecteur des martinets à Séville, Espagne), Martine Wauters (protection des martinets au sein de Natagora & Natuurpunt, Bruxelles, Belgique), Jesús Solana (protecteur des martinets en Extrémadure, en Espagne), Edward Mayer (Swift Conservation, Angleterre), Adolfo Fernández Palomares ("Director general de medio ambiente, parques y jardines habla sobre el parque de la vega" de la municipalité de Séville, Espagne), Louis-Philippe Arnhem (protecteur des martinets de Louvain, Belgique), Elena Moreno Portillo (protectrice des martinets membre d'Ecourbe, Espagne), Marcel Jacquat (protecteur des martinets dans le Jura suisse), Mandy Mayer (Swift Conservation, Angleterre), Charlotte Jacquat (Jura suisse) et Bernard Genton (protecteur des martinets dans le Vaud, en Suisse)
© Espe Portillo Alvarez (Ecourbe)

 

Voici quelques autres photos que j'avais prises lors de ma visite:

DSC05080cropped

© Martine Wauters

DSC05082cropped

© Martine Wauters

 

Je vous invite aussi à découvrir la vidéo tournée ce 21 février 2018 devant le bâtiment, et attestant de la présence de martinets en plein chantier. Pour signer la pétition, il vous suffit de cliquer sur "pétition" dans le titre ci-dessous (= hyperlien):

 

Traduction française de la pétition :
(texte original en espagnol en bas de ce message):

Une importante colonie de Martinets pâles (Apus pallidus) nichant à Séville est actuellement menacée par des travaux de rénovation. Non seulement parce que les sites de nidification vont être détruits, mais aussi parce qu’une partie de la colonie y passe l’hiver et risque donc d’être murée vivante dans les prochains jours !

L’hivernage de martinets en Europe est extrêmement rare : seuls trois sites ont été recensés. Un de ces sites est situé à Séville, dans les cavités de l'immeuble « Cabo Persianas », à la Plaza de la Magdalena.

La façade du bâtiment a été couverte d'un échafaudage et d'un filet de sécurité en janvier, pour effectuer des travaux qui empêchent l'entrée et la sortie des 24 martinets hivernant dans des cavités situées dans cet édifice. La fin des travaux est prévue pour fin mars, ce qui affectera donc également la grande colonie de martinets qui viennent là chaque printemps pour s’y reproduire. L’arrivée de ces nicheurs est prévue dans les prochaines semaines. De plus, les modifications qui seront apportées à la façade rendront très probablement impossible l'utilisation des trous où les martinets se réfugiaient jusqu’ici, comme cela s'est déjà produit en d'autres occasions.

Cette colonie hivernale est en déclin, en raison de la destruction de ses abris, que les locataires effectuent délibérément. Le premier étage a été complètement scellé il y a deux ans, réduisant de moitié la colonie d'hivernage et réduisant minimum dans un abri dans lequel certains spécimens peuvent se tenir et qui est maintenant affecté par les travaux.

L'administration sévillane ne reconnaît pas l'existence de cette colonie unique, qui est donc dans une situation de totale absence de protection, elle a effectivement autorisé les travaux en cours, ainsi que la destruction de nids par des habitants en toute impunité.

Nous demandons donc:

* Que le filet qui empêche l'accès aux nids soit retiré de toute urgence et que les travaux qui interfèrent avec la colonie de martinets hivernants ainsi qu'avec les nicheurs arrivant dans les prochaines semaines soient arrêtés immédiatement.

* Que des mesures compensatoires soient prises pour tous les trous scellés il y a deux ans pour empêcher l'accès aux martinets hivernants.

* Qu'il soit interdit de continuer à sceller les accès aux nids et que des nichoirs soient placés pour remplacer les cavités déjà détruites.

* Que l’administration locale en charge de l’environnement, la « Delegación de medio Ambiente », reconnaisse et enregistre la présence de la colonie de martinets hivernants pour garantir sa conservation.

* Que la colonie des martinets hivernants soit strictement protégée en empêchant les voisins de prendre des décisions individuelles concernant leur avenir.

Enfin, il est essentiel qu’une coordination soit mise en place entre les autorités chargées de l'urbanisme et les services environnementaux, pour prévenir de tels événements et d'autres qui surviennent trop souvent en Espagne. Les permis d'enlèvement de nids d’oiseaux, entre autres de martinets, ont une influence négative sur ces espèces, même en dehors de la saison de reproduction. En effet, avec le manque de nourriture, la disparition des cavités de nidification est une des deux principales raisons du déclin de leurs populations ces dernières années.


*****************************************************************

Sur la protection du martinet :

Le Martinet pâle (adultes et jeunes), est strictement protégé conformément à la réglementation en vigueur et applicable en matière de conservation du patrimoine naturel. De cette manière, le martinet blanc est inclus dans la liste des espèces sous régime de protection spéciale (décret royal 139/2011), qui intègre les espèces, sous-espèces et populations qui méritent une attention et une protection particulières. La liste est basée sur ce qui est spécifié dans l'article 56 de la Loi 42/2007, du 13 Décembre, du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité, étant interdit d'affecter négativement leurs populations. Ainsi, l'article 57.1 de la loi susmentionnée, "Interdictions et garantie de conservation pour les espèces inscrites sur la liste des espèces sauvages du régime de protection spéciale", établit, entre autres, l'interdiction suivante: "Dans le cas d'animaux, y compris larves, descendants ou œufs, tout acte accompli dans le but de les tuer, de les capturer, de les pourchasser ou de les déranger, ainsi que de détruire ou de détériorer leurs nids, leurs demeures et leurs lieux de reproduction, d'hivernage ... ".

Le Martinet pâle figure également à l'annexe II de la convention de Berne (BOE n ° 235 du 1er octobre 1986), relative la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe, ratifiée par l'État espagnol. Cette annexe dresse la liste des « espèces de faune strictement protégées », pour lesquelles les interdictions de l'article 6 de la convention sont applicables, à savoir :

"* toutes les formes de capture, de détention ou de mise à mort intentionnelles ;
*la détérioration ou la destruction intentionnelles des sites de reproduction ou des aires de repos ;
* la perturbation intentionnelle de la faune sauvage, notamment durant la période de reproduction, de dépendance et d'hibernation. »

 

fohBisJsJSqMmAW_800x450_noPadLe bâtiment, en chantier depuis janvier 2018,
malgré tous les avertissements des amis des martinets sur la présence d'une colonie de Martinets pâles.
© Ecourbe

 

----------------------------------

 

Conservar la colonia de vencejos invernantes de Sevilla


Solo en tres puntos de Europa se ha registrado la presencia de vencejos invernantes y uno de ellos es Sevilla, en las oquedades del Edificio Cabo Persianas en la Plaza de la Magdalena.

La fachada del Edificio Cabo Persianas se cubrió con un andamio y red en enero enero para efectuar unas obras que afectan negativamente la entrada y salida de la veintena de vencejos invernantes a sus refugios. Las obras están planteadas para finalizar a final de marzo, afectando también a los vencejos que cada primavera forman una gran colonia reproductora en este edificio y que llegarán en las próximas semanas. Además, las modificaciones que se realizarán en la fachada, muy probablemente harán inviable el uso de los huecos donde se refugian los vencejos, como ya ha ocurrido otras veces.

Esta colonia invernante está en disminución debido a la destrucción de sus refugios que deliberadamente realizan los inquilinos. La primera planta fue totalmente sellada hace dos años, quedando la colonia invernante reducida a la mitad y en un mínimo refugio en el que aguantan algunos ejemplares y que ahora se ve afectado por las obras.

La administración no reconoce la existencia de esta colonia singular, por lo que se encuentra en una situación de total desprotección, permitiendo la actual obra así como la destrucción de sus nidos por parte de los vecinos con total impunidad.

Por ello pedimos:

  • Que se retire urgentemente esta red que impide el acceso a los nidos y cuyas obras interfieren con la colonia de vencejos invernantes así como con los ejemplares que llegan en las próximas semanas.
  • Que se lleven a cabo medidas compensatorias por todos los huecos que se sellaron hace dos años para impedir el acceso a los vencejos invernantes.
  • Que se prohíba seguir sellando los accesos a los nidos y se coloquen cajas nido por los que ya se han destruido.
  • Que la Delegación de medio Ambiente reconozca y registre la presencia de la colonia de vencejos invernantes para garantizar su conservación.
  • Que se proteja estrictamente la colonia de vencejos invernantes impidiendo que vecinos de manera individual puedan tomar decisiones sobre su futuro.

Es indispensable que las autoridades responsables en materia de Urbanismo se coordinen con los servicios de medio ambiente para evitar sucesos como este y otros que con demasiada frecuencia ocurren en España. Los permisos de retirada de nidos de aviones y vencejos aun cuando no es época de cría, influyen negativamente en estas especies, pues junto con la falta de alimento, estas son las dos mayores causas demostradas del declive de sus poblaciones en los últimos años.

************************************************************************

Sobre la protección del vencejo:

El vencejo pálido está estrictamente protegido, tanto los adultos como las crías, de acuerdo con las regulaciones vigentes y aplicables en materia de conservación del patrimonio natural. De esta manera, el vencejo pálido está incluida en la Lista de especies en régimen de protección especial (Real Decreto 139/2011), que integra aquellas especies, subespecies y poblaciones que merecen especial atención y protección. El listado se basa en lo que se especifica en el artículo 56 de la Ley 42/2007, de 13 de Diciembre, del Patrimonio Natural y la Biodiversidad, estando prohibido afectar negativamente a sus poblaciones. Así, el artículo 57.1 de la Ley citada, sobre "Prohibiciones y garantía de conservación para el Especies incluidas en la Lista de Especies Silvestres en el Régimen de Protección Especial" establece, entre otras, la siguiente prohibición: "Tratándose de animales, incluidas sus larvas, crías o huevos, el de cualquier acto hecho con el propósito de darles la muerte, capturar, perseguir o molestar, así como la destrucción o deterioro de sus nidos, vivares y lugares de reproducción, invernada…”.

El vencejo pálido figura también listado en el Anexo II del Convenio de Berna (BOE n° 235 de 1 de octubre de 1986), relativo a conservación de la vida silvestre y del medio natural en Europa, ratificado por el Estado Español, como "Especie Estrictamente Protegida”, y para el cual son de aplicación las prohibiciones  del artículo 6 del reglamento, citando textualmente las siguientes:

  • Cualesquiera formas de captura intencionada, de posesión y de muerte intencionadas.
  • El deterioro o la destrucción intencionados de los lugares de reproducción o de las zonas de reposo.
  •  La perturbación intencionada de la fauna silvestre, especialmente durante el periodo de reproducción, crianza e invernada.