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Martine(t) News, le blog de Martine Wauters (Belgique)

11 mai 2026

"Devil Birds: La vie du Martinet noir" désormais en ligne!

 

J'ai le plaisir de vous partager la version française du documentaire le plus emblématique qui ait été réalisé sur le martinet, avec l'accord de la famille du réalisateur Derek Bromhall, décédé il y a quelques années. C'est moi qui ai réalisé la traduction en 2012, en étroite collaboration avec lui. Cette mise en ligne gratuite célèbre les 50 ans de « Devil Birds », le film emblématique de Derek Bromhall. © Derek Bromhall.

 

 

 

LES DROITS D'AUTEUR APPARTIENNENT À LA VEUVE DU REALISATEUR, JULIA BROMHALL, QUI A AUTORISÉ LA DIFFUSION À DES FINS NON COMMERCIALES.

Pour plus d'informations, contactez-moi via le formulaire de contact de la Journée mondiale des martinets: https://www.worldswiftday.org/contact/

Version française :

Traduction : Martine Wauters
Narration : Isabelle Paternotte
Enregistrement : Jean-Claude Hardy
Montage : Ryan Lee Twyman – Cheryl-Lee Foulsham, Oxford Duplication Centre Ltd

« Devil Birds » est toujours disponible à la vente, en version DVD (anglaise ou française) – au profit d’actions en faveur des martinets - sur le site de Swift Conservation.

 

Vous pouvez visionner le film via le site du GT Martinets de Natagora.

 

Le Museum d'Oxford - © Martine Wauters.

 

A propos de ce documentaire

« ‘Devil Bird’ : la vie du Martinet noir » a été utilisé au fil des ans comme un excellent outil pédagogique pour illustrer, éduquer et fasciner, en présentant tous les aspects du cycle de reproduction du martinet. Il est plus que jamais d'actualité, alors que nos étés sont de plus en plus chauds.

Le film a remporté le « Prix spécial » en 1982 au Festival mondial du film animalier, salué pour sa beauté visuelle, son récit poignant, le sujet complexe qu'il aborde et l'utilisation de techniques de tournage novatrices et pionnières (pour l’époque), pour capturer des séquences comportementales inédites du Martinet noir.

Derek Bromhall (1929-2021) restera à jamais associé à la colonie de martinets noirs nichant dans la tour du Musée d'histoire naturelle d'Oxford.

Les "flûtes" de ventilation, accès aux nids. - © M. Wauters.

Il a uni ses talents de scientifique pionnier et de cinéaste inspirant pour créer cette œuvre d'une beauté envoûtante. Ce film a révélé pour la première fois, de manière détaillée, le comportement des Martinets noirs nichant dans la tour du Muséum d'Oxford, colonie déjà rendue célèbre par les travaux pionniers du naturaliste David Lack.

Le film a été tourné avec un équipement très rudimentaire en 1976, durant l'été le plus chaud jamais enregistré au Royaume-Uni. Derek Bromhall (aidé de son épouse Julia) travaillait en maillot de bain, sous une chaleur étouffante, dans l'espace exigu de la tour. Filmer les martinets, oiseaux d'une rapidité fulgurante, exigeait une grande ingéniosité, et certaines prises de vue se révélèrent périlleuses.

Derek avait fait glisser sa caméra sur un fil de pêche entre ces 2 bâtiments pour évoquer le martinet quittant son nid en vol. Au prix de plusieurs caméras coûteuses qui se sont écrasées. (© M. Wauters)

 

À juste titre, le film remporta un prix au Festival mondial du film animalier et demeure le portrait le plus captivant jamais réalisé de ces oiseaux.

Merveilleux mélange de science et de romance, ce documentaire a su capturer le drame et l'esprit de la vie des oiseaux et a inspiré nombre de ceux qui l'ont découvert lors de sa première diffusion sur Anglia TV en 1980.

Pour son film suivant, Kitum – la grotte des éléphants (1984), il choisit un sujet tout aussi difficile. Il passa trois mois à vivre au cœur d'une grotte volcanique du mont Elgon, à la frontière entre le Kenya et l'Ouganda, filmant les éléphants lors de leur périlleux voyage à l'intérieur des grottes à la recherche de sels minéraux essentiels. En 1986, il réalisa un autre documentaire novateur, L'Agonie et l'Extase, sur le thème de l'infertilité humaine. Ce film fut suivi en 1990 par Voyage au cœur de la vie : Le monde des enfants à naître, nominé aux Oscars. Derek était un homme aux multiples talents, qui mena une carrière variée. Sa thèse de doctorat portait sur les techniques de clonage, recherches qui contribuèrent à la création de la brebis Dolly.

Ce fut un grand privilège pour beaucoup d'entre nous, "la communauté des amis des martinets", de rencontrer Derek et de parler avec lui de la réalisation de son célèbre film, mais aussi d'être captivés et divertis par ses récits de voyages et d'explorations, tous racontés avec un grand panache et imprégnés d'une véritable empathie humaniste envers toutes les personnes et créatures qu'il avait rencontrées au cours de son parcours de vie.

(Extraits de l’hommage à Derek Bromhall, publié par Edward Mayer et Sarah Gibson, lors du décès du réalisateur anglais - Traduction et adaptation : Martine Wauters)

 

Récit d'une traduction

Lorsque j'ai découvert ce documentaire, lors de la conférence internationale sur les martinets de Berlin, en avril 2012, j'ai été si impressionnée que j'ai proposé au réalisateur, venu présenter son film, de profiter de mon expérience professionnelle de la traduction pour réaliser une version française. Il a immédiatement accepté avec enthousiasme et gratitude.

Derek & Julia Bromhall à Berlin (2012) - © M. Wauters

En juillet de la même année, j'ai eu le privilège de monter dans la tour du Museum d'Oxford en compagnie de Derek et Julia Bromhall, ainsi que de Roy Overall, afin de bien me mettre dans le bain et de comprendre en profondeur les ficelles du tournage et la moindre allusion du documentaire. Ce fut une expérience magique!

Avec Derek & Julia Bromhall et Roy Overall dans et devant le Museum d'Oxford en juillet 2012. - © M. Wauters.
Visite du Museum d'Oxford, l'occasion de recevoir des explications pour ma traduction. (© M. Wauters)
Dans la tour avec les acteurs de l'aventure, des instants gravés à jamais dans ma mémoire! (© M. Wauters)

 

2 mai 2026

Nivelles: rénovation « martinets admis » d'une grande église romane

(English version under the French text)

La collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles (Belgique) est l'une des plus anciennes, des plus grandes et des mieux conservées églises romanes au monde. Elle abrite, depuis de nombreuses années, une importante colonie de martinets. En 2022, d'importants travaux de rénovation, initialement prévus pour durer au moins deux ans, ont été entrepris. Grâce à une approche novatrice et à une collaboration exemplaire, nous avons non seulement pu sauver la colonie, mais aussi jeter les bases de son développement. Cet article retrace les étapes successives qui ont permis cette réussite.

 

(Copyright pour toutes les photos de cet article: Martine Wauters)
 

1. Prévention : Identification et recensement de la population


Grâce à un projet de sciences participatives axé sur les Martinets noirs et les Hirondelles rustiques et de fenêtre, un bénévole local, Paul Cnockaert, avait identifié et signalé une douzaine de nids de martinets en 2015. Ces nids se trouvaient aussi bien dans des trous ronds (de carottage ?), d'origine inconnue, que dans des trous de boulin.

 

 

 

2. Réaction rapide

Lors de l'enquête publique menée avant le début des travaux, nous avons signalé la présence de ces nids et leur emplacement précis, tout en rappelant aux autorités leur obligation légale de les protéger. Notre action a été amplifiée par l'implication d'une autre ONG de protection de la nature, la LRBPO (Ligue royale belge pour la Protection des Oiseaux), alertée par l'un de ses membres, qui a elle aussi réclamé la prise en compte des martinets dans les travaux à venir.

 

 

3. Une collaboration fructueuse dès le début

 

Le maître d'ouvrage (la Ville de Nivelles) a accepté de nous associer à chaque étape du processus, y compris lors des premières réunions de chantier avec les représentants de la ville et l'entreprise chargée de la rénovation. Tout au long du processus, tous les acteurs ont collaboré de manière remarquablement constructive.

 

 

 

 

 

 

4. Inventaire complémentaire depuis les échafaudages

 

Un inventaire complémentaire des nids de martinets a été réalisé depuis les échafaudages avant le début des travaux de rénovation et avant le retour des oiseaux de leur migration, grâce à la collaboration active et enthousiaste des représentants de la ville.

 

 

 

 

 

5. Mesures compensatoires temporaires

Les travaux devant durer plus de deux ans, nous avons dû adapter nos stratégies.
Deux mesures temporaires différentes ont été mises en œuvre, selon la zone du site :

 

A) Là où aucun travail n’était effectué pendant la période de nidification, certains nids sont restés accessibles grâce à l’adaptation des échafaudages (suppression des barres ou des « planchers » qui bloquaient l’accès aux cavités).

B) Dans d’autres zones, 34 nichoirs ont été installés sur les échafaudages, précisément devant les nids. De plus, les échafaudages autour de ces nichoirs ont été recouverts de bâches afin d’empêcher les martinets de tenter d’accéder à leurs cavités « historiques » et de s’y retrouver piégés.

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

La plupart des nichoirs ont été occupés avec succès. (D'un côté du bâtiment, la deuxième année, alors que nous ne pouvions pas superviser le chantier, aucune bâche n'a été installée et, étonnamment, des martinets entraient et sortaient à grande vitesse juste à côté des ouvriers !).

Sur cette photo, on voit deux jeunes martinets dans un nichoir compensatoire temporaire. Il s'agissait de la 2è saison qu'il se trouvait là et la bâche avait été retirée depuis la saison précédente, ce qui aurait permis aux martinets de réintégrer leur cavité initiale, mais ils ont préféré s'installer dans ce vieux nichoir "au milieu du vide"! Ce nichoir avait déjà servi sur 2 autres chantiers, d'où son état d'usure avancée.

 

6. Suivi pendant les travaux de rénovation

Des bénévoles ont régulièrement suivi l'avancement des travaux afin de vérifier si les mesures compensatoires convenues nécessitaient des ajustements*. Nous avons également cherché à impliquer les citoyens dans ce suivi en installant des panneaux explicatifs tout autour de la clôture du chantier, les invitant à nous faire part de leurs observations.

 

 

* Certains nichoirs (fournis par la municipalité) étaient de couleur sombre, ce qui empêchait les martinets de trouver les entrées. La solution proposée par l'entrepreneur a consisté à placer du ruban adhésif clair autour des entrées. Cette solution a fonctionné dans certains cas, tandis que d'autres martinets préféraient contourner les barres d'échafaudage et retourner à leurs anciens nids.

 

 

 

 

7. Adaptations à long terme

Les 252 trous de boulin ont tous été aménagés selon la « méthode Ferri », inventée par l'Italien Mauro Ferri:

 

Mauro Ferri (I)


L'argument qui a convaincu les autorités d'utiliser cette méthode était non seulement qu'elle favoriserait les martinets, mais aussi qu’elle empêcherait les pigeons d'y nicher et de souiller les murs – un problème majeur, chronophage et coûteux jusqu'alors.

L'entreprise de rénovation a veillé à ce que l'arrière des ouvertures ne permette pas aux martinets de se perdre à l'intérieur de l'église, et que l'orifice soit de la bonne taille, en vérifiant à chaque fois avec un gabarit.

 

8. Communication

Pendant toute cette période, notre banderole (« Cette entreprise construit des nids pour les martinets avec l'aide de Natagora ») est restée bien visible sur l'échafaudage, et nous avons régulièrement publié des informations sur nos réseaux sociaux.

 

À l'occasion de la Journée mondiale des martinets, nous avons organisé un événement avec des stands d'information et nous avons invité la presse. L'événement a attiré un public de tous âges.

Toute cette communication a suscité l'intérêt de la presse régionale et de la télévision. Embuild (ex- Confédération de la construction) a même consacré un paragraphe à l'amélioration de l'habitat des martinets et à notre contribution dans son article sur ce projet d'envergure.

 

9. Intérêt international

Depuis, nous avons reçu des visiteurs de divers pays européens… et même (fin mai 2026) de Chine !

Avec Edward & Mandy Mayer (Swift Conservation, Royaume-Uni).

 

Conclusion

 

Le succès de ce processus a prouvé une fois de plus que la coopération et le travail d'équipe sont essentiels à la protection des martinets (« l'union fait la force », comme le dit la devise de la Belgique), et qu'un suivi attentif est également précieux.

 

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Swift-friendly renovation of a large Romanesque church

The “Collégiale Ste Gertude” church in Nivelles (Belgium), is one of the oldest, largest and most coherent surviving Romanesque churches in the world. It has hosted a large Swift colony for many years. In 2022, major renovation works were started that were due to last for at least 2 years. Thanks to an innovative approach and exemplary collaboration, we were able not only to save the colony, but also to lay the foundations to allow it to grow dramatically. This poster traces the successive steps that were key to this success.

 

(Copyright for all the pictures of this article: Martine Wauters)

 

1. Prevention: Identification and population census

 

Thanks to a citizen science project focused on Swifts, Swallows and Martins, a local volunteer had identified and reported a dozen Swift nests, back in 2015. Both in round holes (core drilling holes?) whose origin could not be identified, and in scaffolding holes.  

 

 

2. Early reaction

During the public enquiry that was undertaken before the works began, we reported the presence of these nests and their precise location, while reminding the authorities of the legal obligation to protect them. Our impact was amplified by the involvement of another naturalist NGO, “LRBPO”, alerted by one of its members.

 

3. A win-win collaboration starting at an early stage

 

The project owner agreed to involve us at every stage of the process, including at the first site meetings with the city representatives and the company responsible for the renoavtion. Throughout the process, all actors collaborated in a remarkably constructive way.

 

 

 

 

 

 

 

4. Supplementary inventory from scaffolding

 

A supplementary inventory of Swift nests was undertaken from scaffolding before renovation work began and before the birds' return from migration, with the active and enthusiastic collaboration of city representatives.

 

 

 

 

 

5. Temporary compensation measures

As the works would take more than 2 years, we had to adapt our strategies. Two different temporary measures were taken, depending on the section of the site:

A. Where no work was carried out during the nesting season, some nests were kept accessible by adapting the scaffolding (removing poles or walkways that were blocking access to nest holes)
 

B. In other sections, 34 nestboxes were installed on the scaffolding, with precisely in front of the nests. In addition, the scaffolding around these boxes was covered with tarpaulins to prevent Swifts from still trying to access their "historical" cavities and then getting trapped.
 

 

Most of the nest boxes were successfully occupied.

(On one side of the building, in the 2nd year, when we couldn’t supervise the site, no tarpaulin was installed, and surprisingly, Swifts went in and out at high speed right next to the workmen!)

This photo shows two young swifts in a temporary replacement nest box. It was the second season it had been there, and the tarpaulin had been removed the previous season, which would have allowed the swifts to return to their original cavity. However, they preferred to settle in this old nest box "in the middle of nowhere"! This nest box had already been used on two other construction sites, hence its advanced state of wear.

 

6. Monitoring during renovation

 

Volunteers regularly monitored the process to see whether the compensatory measures agreed needed any adjustments*. We also sought to involve citizens in this monitoring by hanging explanatory signs all around the construction site fence, inviting them to share their observations with us.

 

 

 

* Some of the nestboxes (provided by the municipality) were in dark colours which resulted in the Swifts not being able to find the entrance holes. The solution provided by the contractor was to place light-colored tape all around the holes. This worked in some cases while some Swifts preferred to fly around scaffolding poles and go back to their historical nesting holes).

 

 

 

7. Long-term adaptations

 

All the 252 scaffolding holes were adapted with the “Ferri method”, invented by Mauro Ferri (Italy):

 

Mauro Ferri (I)

 

The argument that convinced the authorities to use this method was that it would not only favour Swifts but would also prevent pigeons from nesting there and soiling the walls – this had been a major time consuming and costly problem until then.

 

The renovation company was careful to make sure that the back of the holes didn’t let Swifts get lost inside the church, and that the front device opening was the right size using a gauge.

 

8. Communication
 

Throughout this time, our banner (“This company is building nests for swifts with the help of Natagora”) remained hanging in a clearly visible spot on the scaffolding, and we regularly published reports on our social media.


On World Swift Day, we organised an event with information stands and invited the press. It attracted young and old alike.

All this communication garnered attention in both the regional press and on television. Even the construction federation dedicated a paragraph to Swift habitat improvements and our role in this contribution in its article on this major project.

 

9. International interest

Since then, we’ve had visitors from various European countries… and even from China!

 

Conclusion

 

The success of this process has proved once again that cooperation and teamwork are essential to protecting Swifts (Unity makes strength, as the motto of Belgium says), and that careful follow-up is also invaluable.

 

 

 

 

28 février 2026

Agenda 2026

 

 

 

 

 

(Cet agenda sera régulièrement mis à jour)

 

Vendredi 5 juin: 
Celles

19h

Conférence à l'occasion de la Journée mondiale des martinets

À l’occasion de cette soirée, je vous propose une conférence intitulée « Le Martinet noir, entre ciel et pierre ».

J'y présenterai cet oiseau fascinant sous toutes ses facettes et aborderai les actions locales en faveur de la biodiversité, notamment la sensibilisation des architectes et des professionnels du bâtiment.

Elle expliquera aussi comment concilier la protection des espèces avec les pratiques actuelles de construction et de rénovation.

Pour clôturer la soirée, nous sortirons admirer le ballet vespéral des martinets, avec la possibilité de participer au recensement des nids pour les plus motivés.

 Vendredi 5 juin à
 Bibliothèque communale de Celles (rue Parfait 14, 7760 Celles)
 Gratuit et sur inscription : environnement@celles.be ou 069/85.77.89

 

Samedi 6 juin: 
Nivelles

19h30-22h:

Conférence sur les martinets, à l'occasion de la Journée mondiale des martinets 

+ Observation: Pour clôturer en beauté (si la météo le permet), nous sortirons admirer ensemble le ballet vespéral endiablé des martinets. 
L'occasion d'aussi contribuer au recensement des nids pour les plus motivés. Ou de trinquer à l'occasion de la JMM avec vue sur le spectacle aérien.

S'il fait trop mauvais, nous projeterons peut-être un documentaire emblématique sur la colonie du Museum d'Oxford ("Devil Birds" de Derek Bromhall, version française réalisée par Martine Wauters).

Inscriptions: 
secretariat.rigot@nivelles.be
 
Adresse :
Salle des mariages de l’Hôtel de Ville
+ Google Map
Place Albert 1er, 2
1400 Nivelles

 

Dimanche 7 juin: 

Journée mondiale des martinets : nous serons peut-être au Cinquantenaire et au Zwin (à confirmer)
 

Samedi 27 juin: 

Jette

« Safari urbain » (I)

20-22h

Projection du documentaire "Devil Birds, la vie du Martinet noir" suivie d'une balade à la découverte des martinets. En cas d'intempéries, la balade sera remplacée par une petite conférence.
Avec le GT Martinets de Natagora.

 

Dimanche 28 juin: 

Jette

« Safari urbain » (II)

Balade matinale à la découverte des martinets, moineaux et autres oiseaux inféodés au bâti.
Avec le GT Martinets de Natagora et Moineaux 1090.
Les détails suivront.

 

Martinets & Crème Glacée

Neerpede (1070 Anderlecht)

5 juillet 2026, de 16h à 18h

Documentaire, animations, glace et promenade guidée

La saison des martinets est courte. A cette période, c’est au-dessus de plans d’eau – comme le grand étang de Neerpede, aux portes du Pajottenland – que l’on peut admirer le spectacle merveilleux de martinets et d’hirondelles qui boivent en volant (si la météo s’y prête) et qui chassent les nombreux insectes nécessaires pour nourrir leur progéniture. D’ici 2-3 semaines, ils repartiront déjà pour une migration de 7.000 à 10.000 km. Nous ne les reverrons plus pendant 9 mois!

Avant leur départ, nous vous proposons de nous retrouver à la Maison verte et bleue pour une série d’activités ludiques pour petits et grands. Lors de cet après-midi, vous pourrez:

  • découvrir le documentaire « Devil Birds: la vie du Martinet noir » de Derek Bromhall (filmé à Oxford, au milieu d’une colonie mythique, traduit en français par Martine) tout en dégustant une glace artisanale;
  • vous mettre dans la peau d’un martinet en testant le « Jeu du martinet » de Martine pour vous faire vivre la migration annuelle du Sud de l’Afrique jusque chez nous, tout en apprenant plein de choses fascinantes sur le martinet;
  • éveiller vos talents artistiques au cours d’un atelier dessin (atelier pour enfants ouvert à tous ceux qui se sentent une âme d’enfant ou d’artiste);
  • nous accompagner pour une balade tranquille autour de l’étang, émaillée de petits récits sur la vie étonnante du martinet.

Documentaire, animations, glace et promenade guidée

La saison des martinets est courte. A cette période, c’est au-dessus de plans d’eau – comme le grand étang de Neerpede, aux portes du Pajottenland – que l’on peut admirer le spectacle merveilleux de martinets et d’hirondelles qui boivent en volant (si la météo s’y prête) et qui chassent les nombreux insectes nécessaires pour nourrir leur progéniture. D’ici 2-3 semaines, ils repartiront déjà pour une migration de 7.000 à 10.000 km. Nous ne les reverrons plus pendant 9 mois!

Avant leur départ, nous vous proposons de nous retrouver à la Maison verte et bleue pour une série d’activités ludiques pour petits et grands. Lors de cet après-midi, vous pourrez:

  • découvrir le documentaire « Devil Birds: la vie du Martinet noir » de Derek Bromhall (filmé à Oxford, au milieu d’une colonie mythique, traduit en français par Martine) tout en dégustant une glace artisanale;
  • vous mettre dans la peau d’un martinet en testant le « Jeu du martinet » de Martine pour vous faire vivre la migration annuelle du Sud de l’Afrique jusque chez nous, tout en apprenant plein de choses fascinantes sur le martinet;
  • éveiller vos talents artistiques au cours d’un atelier dessin (atelier pour enfants ouvert à tous ceux qui se sentent une âme d’enfant ou d’artiste);
  • nous accompagner pour une balade tranquille autour de l’étang, émaillée de petits récits sur la vie étonnante du martinet.

© Photo: JM Poncelet

Informations pratiques

Date et heure : le 5 juillet 2026, de 16h à 18h
Lieu : Maison verte et bleue – rue du Chaudron 1A – 1070 Anderlecht
Langue : Français
Conseil : À EMPORTER : des vêtements adaptés à la météo du jour, des jumelles si vous avez, un carnet de notes si souhaité.
Personne de contact : Koen.

Documentaire, animations, glace et promenade guidée

La saison des martinets est courte. A cette période, c’est au-dessus de plans d’eau – comme le grand étang de Neerpede, aux portes du Pajottenland – que l’on peut admirer le spectacle merveilleux de martinets et d’hirondelles qui boivent en volant (si la météo s’y prête) et qui chassent les nombreux insectes nécessaires pour nourrir leur progéniture. D’ici 2-3 semaines, ils repartiront déjà pour une migration de 7.000 à 10.000 km. Nous ne les reverrons plus pendant 9 mois!

Avant leur départ, nous vous proposons de nous retrouver à la Maison verte et bleue pour une série d’activités ludiques pour petits et grands. Lors de cet après-midi, vous pourrez:

  • découvrir le documentaire « Devil Birds: la vie du Martinet noir » de Derek Bromhall (filmé à Oxford, au milieu d’une colonie mythique, traduit en français par Martine) tout en dégustant une glace artisanale;
  • vous mettre dans la peau d’un martinet en testant le « Jeu du martinet » de Martine pour vous faire vivre la migration annuelle du Sud de l’Afrique jusque chez nous, tout en apprenant plein de choses fascinantes sur le martinet;
  • éveiller vos talents artistiques au cours d’un atelier dessin (atelier pour enfants ouvert à tous ceux qui se sentent une âme d’enfant ou d’artiste);
  • nous accompagner pour une balade tranquille autour de l’étang, émaillée de petits récits sur la vie étonnante du martinet.

© Photo: JM Poncelet

Informations pratiques

Date et heure : le 5 juillet 2026, de 16h à 18h
Lieu : Maison verte et bleue – rue du Chaudron 1A – 1070 Anderlecht
Langue : Français
Conseil : À EMPORTER : des vêtements adaptés à la météo du jour (cha, des jumelles si vous avez, un carnet de notes si souhaité.
Personne de contact : Koen, info@mvb.brussels

 

PAF | Modalités de paiement

  • Prix juste pour l’ensemble des activités, glace artisanale comprise : 5 €
  • Prix de soutien : 10€

Seul le paiement confirme l’inscription. Compte Banque Triodos BE35 5230 8055 4737 au nom de la Maison verte et bleue. En communication : Nom de famille – Martinets.
Mieux comprendre ces prix, lisez notre politique tarifaire.

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Activités déjà passées:

 

13 février:

Batibouw 2026:

Coanimation de 2 conférences + un atelier mettant l’accent sur les différentes solutions pour plus de biodiversité dans le bâti. Avec Julia Luxen, architecte, coordinatrice de la Cellule Biodiversité dans le Bâti de Natagora. Petit reportage photo: copyrigt: Natagora & Natuurpunt.

 

 

Dimanche 1er mars : 

Brugelette

Stand à l'événement "Les défis du vivant"

de 10:00 à 16:00
 

Le GT Martinets tiendra un stand pendant une des 3 journées de cet événement consacré au vivant, à la biodiversité et aux enjeux climatiques (stands, animations, conférence, projection...)

Notre présence était d'autant plus importante que nous avons suivi un chantier délicat à Brugelette, en 2025, en partenariat avec le DNF: il s'agissait de mener à bien la rénovation du Centre Ste Gertrude tout en respectant l'importante colonie mixte de Martinets noirs et d'Hirondelles de fenêtre. A la clé: plusieurs réunions avec les différents intervenants avant et pendant le chantier. Et des soirées d'observation, pour s'assurer que les aménagements temporaires convenaient aux oiseaux.
Lors de ces séances d'observation, nous avons pu compter sur l'aide précieuse des CNB Entre Dendre et Senne, un des organisateurs de l'événement.

L'événement "Les défis du vivant" est organisé par les CNB "Entre Dendre et Senne" et la commune de Brugelette.

Adresse:

Salle des écuries du Parc
Chemin du Cadet 1
7940 Brugelette

 

Samedi 28 mars : 
10-17h

Stand dans le cadre des portes ouvertes d'Ecoflora, sympathique jardinerie écologique et familiale, partenaire de Natagora depuis de nombreuses années, ils vendent aussi des nichoirs (Schwegler).
Voir aussi leur Evénement Facebook.

Adresse du jour:
Ecoflora
Ninoofsesteenweg 671 1500 Halle 32(0)2.361.77.61
info@ecoflora.be

 

Mercredi 15 avril: 

de 19:30 à 22:00

Bruxelles

Conférence: "Des aqueducs romains aux pagodes chinoises, à la suite du Martinet noir"

Lors de cette soirée, je partagerai ma passion conjointe pour la nature urbaine et pour l’architecture : je vous emmènerai en voyage aux quatre coins du monde, à la découverte de martinets nichant sur des sites étonnants. L’occasion d’aussi découvrir « le petit peuple du bâti » qui partage souvent ces espaces. Et de rencontrer le réseau international de passionnés avec lequel je collabore depuis des années.

Lors de la pause, vous pourrez vous désaltérer au bar d'Aves Bruxelles en discutant avec d'autres passionnés d'oiseaux et faire vos emplettes à leur stand "librairie". A l'occasion de ma conférence, vous pourrez aussi rencontrer quelques passionnés du GT Martinets, qui tiendront un stand (informations + vente de quelques articles au profit de nos actions en faveur des martinets). 

P.A.F. : 5 euros pour les membres AVES et associations nature, non membres 7 euros et 4 euros jusqu'à 21 ans.

 

Adresse:

Tomberg
Hôtel Communal de Woluwe-Saint-Lambert

 (Métro Ligne 1 - arrêt Tomberg)

 

Responsable

Damien Hubaut 0475/78 38 25
dhubaut13@gmail.com

 

Prix:

7.00€ ( 5.00€ pour les membres)

 

Vendredi 1er mai :
Neerpede (Bruxelles)

"1er mai: 1er martinets?"
Promenade guidée le soir.

A Bruxelles, les premiers martinets nicheurs nous reviennent entre la mi-avril et début mai, en fonction des conditions climatiques. Un adage dit d'ailleurs "1er mai, 1er martinet". Chaque année, c'est souvent à Neerpede que j'observe "mes" premiers martinets de la saison, qui trouvent, au-dessus des étangs, les nombreux insectes nécessaires pour les requinquer après (ou pendant) leur migration de 7.000 à 10.000 km.

Nous vous proposons donc de nous accompagner pour une balade tranquille autour de l'étang, émaillée de petits récits sur la vie étonnante du martinet. En fonction de la météo et du nombre d'oiseaux présents, nous ferons peut-être un petit crochet en bordure du Pajottenland.

Si les martinets sont présents, vous pourrez partager ce qu'un ami des martinets a surnommé "l'apodophorie" (la joie de voir "vos premiers martinets de l'année")!

Selon la météo, peut-être aurez-vous la chance d'en voir une centaine chasser au-dessus de vos têtes, peut-être seulement un petit groupe. Si les martinets ne sont pas encore au rendez-vous, nous observerons les Hirondelles rustiques et de fenêtre et, à défaut, les oiseaux d'eau (grèbes, fuligules,...).

Infos pratiques:

Rv à 19h devant la Maison verte et bleue, Rue du Chaudron 1A - 1070 Anderlecht.

Nous commencerons par la projection du documentaire de Derek Bromhall sur la vie du Martinet noir (sous réserve de confirmation) avant de partir explorer les abords du grand étang.
La promenade se terminera vers 20h30 mais, comme l'activité des martinets et autres espèces précitées varie au fil de la soirée, les personnes qui le souhaitent pourront ensuite rester avec nous au bord de l'étang pour poursuivre les observations en fonction de leurs disponibilités, éventuellement jusqu'à la tombée de la nuit.

Réservations et contact pour plus d'infos: martinets@natagora.be
(En réservant, vous serez avertis de tout changement éventuel de dernière minute (en fonction de la météo, des martinets,...)

 

Dimanche 10 mai :
Woluwé-Saint-Pierre (Bruxelles)

Stand à la Fête de l'avenue de Tervuren (village du Développement Durable, square Léopold II, au niveau de la statue à tête de cheval, sur la droite en remontant vers Montgomery), de 11 à 19h.
En bref et pour rappel : plus de 3kms d’associations, de commerçants, de brocanteurs, d’animations et de spectacles qui seront répartis entre le Cinquantenaire et le quartier du Chien Vert. 

4 juillet 2025

Martinets en péril : aidez-nous à les sauver !


 

Début juillet. Nous sommes en pleine saison de nidification des martinets. Depuis quelques semaines, le GT Martinets de Natagora reçoit des SOS, venant des 4 coins de Bruxelles et de Wallonie, parce que des nids sont (ou risquent d’être) détruits. Cette année, une centaine de cavités sont concernées par ces appels ! Mais ce n’est probablement que la partie émergée de l’iceberg. Les martinets ont en effet un mode de nidification bien particulier qui rend leur protection difficile parce qu’ils restent trop méconnus.

Les martinets sont des oiseaux fascinants, qui égaillent nos soirées d’été : véritables acrobates aériens (capables de faire des demi-loopings ou de piquer des pointes de vitesse dépassant les 200 km/h. Ce sont aussi des insectivores purs qui aident à réguler les populations de moustiques, de mouches,… Mais les tendances actuelles de construction et rénovation entraînent une chute vertigineuse du nombre de cette espèce. Leur mode de vie rend les recensements très compliqués, mais les observations de nombreux sympathisants sont sans appel : les martinets risquent de disparaître si rien n’est fait.

Cet oiseau migrateur niche en effet exclusivement dans des cavités souvent discrètes du haut des bâtiments. Fidèle à vie à sa cavité, le martinet parcourt plus de 10.000 km chaque année, depuis le Sud de l’Afrique, pour venir se reproduire chez nous.

C’est un oiseau fascinant qui fait tout en vol sauf pondre ses œufs et élever ses jeunes. Cela signifie qu’il mange, boit, dort, récolte les matériaux pour son nid, se toilette et s’accouple en vol !

Or, il est menacé par les nombreux travaux d’isolation et de rénovation qui rendent les bâtiments totalement hermétiques. Mais aussi parce que peu de gens connaissent son comportement : les amis des oiseaux connaissent et apprécient surtout les rondes sonores de martinets qui volent au-dessus de leur quartier en poussant des cris stridents : « siiii-sriiii-sriiii ! ». Ce qu’ils ignorent souvent, c’est que les adultes nicheurs entrent dans leur nid en vol, silencieusement, à 60 km/h. L’orifice est soit un trou, soit une fissure, souvent invisible si l’on n’y prête garde. De plus, les martinets restent tapis, silencieux, dans leur nid même si des ouvriers travaillent à côté de leur nid. Cela implique que de nombreux martinets meurent probablement lors de travaux, murés vivants ou tués par des engins de chantier.

Depuis 2010, le GT Martinets se bat pour faire passer l’info, sensibiliser préventivement une large audience (allant du grand public aux professionnels du bâtiment en passant par les autorités locales et régionales), mais aussi pour négocier des solutions « win-win » en cas de chantier problématique. Il prodigue aussi des conseils sur un large éventail de solutions pratiques qui permettent de concilier la protection des martinets et les normes actuelles de rénovation et de construction.

S’agissant des nids menacés, la loi est de notre côté, puisque la législation tant bruxelloise que wallonne protège les nids, même en dehors de la période de nidification (de fin avril à fin juillet… mais parfois même jusqu’en septembre, comme en 2024). De plus, les inspecteurs régionaux chargés des infractions environnementales (Bruxelles Environnement et le DNF) interviennent de plus en plus rapidement et efficacement pour nous aider à sauver les martinets en péril. Parfois, ils doivent malheureusement faire arrêter un chantier et infliger des amendes si les responsables font la sourde oreille. Mais nous cherchons tous, en première instance, une solution constructive, à l’amiable.

 

Aidez-nous en nous signalant tout nid de martinet que vous auriez repéré !

Si vous utilisez déjà l’outil www.observations.be (ou Obs.Mapp), encodez vos observations (en précisant bien « nid occupé » et en indiquant l’adresse et l’emplacement précis du nid). Dans le cas contraire, envoyez-nous un email : martinets@natagora.be

 

 

Canicule et jeunes martinets :

A ce stade de la saison, il arrive aussi que de jeunes martinets sautent hors du nid alors que leur corps n’est pas prêt pour ce baptême de l’air. Cela arrive notamment les jours de canicule, lorsque la cavité où ils sont nés est trop exposée au soleil. Si vous trouvez un martinet au sol, ne jouez pas aux apprentis sorciers : ne le posez surtout pas dans votre jardin ou sur une branche, où il sera coincé et risque de se faire dévorer par un chat ou un autre prédateur. Ne le jetez pas non plus depuis l’étage de votre maison : s’il est blessé, malade, ou si ses ailes repliées ne dépassent pas sa queue de 1,5 cm, il est incapable de voler et se tuera. Enfin, ne cherchez pas à le nourrir ou à l’abreuver : cet oiseau a un mode d’alimentation très spécial et doit être pris en charge par un centre de soins spécialisé (LRBPO à Bruxelles, CREAVES en Wallonie).

 

 

 

 

Pour en savoir plus :

Site internet : www.natagora.be/martinets (informations sur le martinet, documents à télécharger, agenda de nos activités)

Facebook : Page « Natagora/Martinets », groupe « Sauvons les martinets en Belgique »

Blog : https://martinew.canalblog.com/ (Article expliquant comment repérer et répertorier les nids de martinets: ici)

Contact : martinets@natagora.be

 

4 juillet 2025

Recenser les martinets : mode d'emploi

(Dernière mise à jour: 20/03/26)

 

Introduction : pourquoi recenser les martinets ?
 

  • Pour protéger les nids occupés : si nous avons connaissance de la présence de nids, nous pouvons réagir aux enquêtes publiques pour réclamer la protection du nid ou le placement de nichoirs compensatoires.  Mais aussi, si nécessaire (en dernier recours), faire arrêter un chantier en urgence (avec l’aide de Bruxelles Environnement ou du DNF, autorités régionales en la matière) et faire imposer des mesures conservatoires/compensatoires.

    Comme les martinets sont absents 9 mois par an, il est vital d’avoir accès à des données de recensements y compris lorsque les chantiers démarrent pendant leur absence. De plus, même si l’enquête publique a lieu pendant la saison de nidification, il est difficile de vérifier rapidement si des martinets occupent un bâtiment : en effet, les adultes nicheurs sont très discrets : ils entrent silencieusement dans leur cavité, à 60 km/h, et y restent tapis, sans bruit, même lorsque des ouvriers travaillent à côté.

    J’ai même connu un cas où quelqu’un avait délicatement introduit un mètre pliant dans un trou de boulin et où le martinet n’avait pas bronché, il n’était sorti qu’une minute plus tard ! Dans un autre cas, les martinets sont restés tapis dans une corniche jusqu’au moment où les ouvriers enlevaient la planche juste au-dessus d’eux !


Les travaux menés en pleine saison de nidification peuvent donc entrainer des drames méconnus : il est fort probable que des martinets soient murés vivants… Et VOUS pouvez aider à éviter de tels drames par vos recensements!

 

  • Pour aider à faire respecter la législation (Ordonnance relative à la protection de la nature en Région bruxelloise, Loi sur la conservation de la nature en Région wallone): en effet, celle-ci protège non seulement les martinets, mais aussi leurs nids… y compris en dehors de la saison de nidification ! Comme une clause stipule que nul ne peut détruire “intentionnellement” les nids, il est essentiel que des recensements permettent de faire connaître l’emplacement précis des cavités occupées: il ne suffit pas de dire ou d'écrire "il y a des martinets dans cette église"!

    C’est ainsi qu’une des plus grosses colonies de Belgique, au Cinquantenaire (Bruxelles) a pu être protégée :  j’avais signalé sa présence à Bruxelles Environnement et à la Direction des Monuments et Sites. Quelques années plus tard, cette dernière m’a contactée parce qu’elle avait reçu une demande de permis d’urbanisme pour la réfection de toutes les toitures du Cinquantenaire. Elle m’a donc demandé de la conseiller sur les clauses à intégrer au permis pour que les nids soient préservés et que les martinets ne soient pas perturbés. Grâce à cela, les travaux n’ont pas pu se dérouler à l’emplacement de la colonie pendant la saison de reproduction et les orifices ont pu être préservés. Ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres, dans toute la Belgique.


    Précision importante : les martinets sont fidèles à vie à leur cavité. Si vous en avez déjà encodé une, vous vous dites sans doute que cela suffit de l’encoder une fois. Or, il importe de vérifier la présence des martinets et de l’encoder (presque) chaque année. Faute de quoi, certaines autorités nous disent que cela ne suffit pas pour imposer des mesures !

 

  • Par intérêt scientifique (pour les atlas des oiseaux nicheurs par exemple) 
  • Parce que certaines autorités réclament des chiffres pour « voir l’intérêt de protéger cette espèce » : les données de recensement établissent en effet le statut de chaque espèce. A l’heure actuelle, faute de données suffisantes (peu d’ornithos encodent ce genre de données, vu la difficulté), le degré d’urgence est, sans aucun doute, très largement sous-estimé.

 


Quoi qu’il en soit…
 

“Chaque petit geste compte.”

“Tout ce que vous faites a un impact,
à vous de décider quel genre d’impact vous voulez avoir.”

(Dr. Jane Goodall, primatologue, éthologue, Messagère de la paix des Nations unies,
mais aussi Marraine de la Journée mondiale des martinets)

Jane Goodall, grande amie des martinets. Copyright: Martine Wauters.

Chaque nid signalé est un
geste qui compte!

 

Méthodologie :
Devenez des "Sherlock Holmes des martinets"

Indices :

1) Cavités de nidification potentielles (fissures et trous)

2) Comportements spécifiques

3) Indices sonores

4) Fientes

5) Cadavres

6) Autres espèces

 

Où encoder vos observations?

Avant de vous lâcher sur le terrain : 

Quelques conseils : attitude et communication

 

1) Cavités de nidification potentielles (fissures et trous)

Pour savoir où regarder, il faut apprendre à « se mettre dans la peau d’un martinet », à réfléchir comme un martinet. Grosso modo, ils sont susceptibles de s’introduire dans n’importe trou ou fissure (parfois invisible à l’œil nu !) situé à 5m de haut ou plus, généralement dans le haut des bâtiments,… mais des exceptions existent : il arrive que des martinets nichent bien plus bas !

Vous devez notamment tenir à l’œil :

  • les tuiles ou planches de rives (qui établissent la jonction entre la toiture et le mur mitoyen),
  • les trous de ventilation,
  • les trous de boulin,
  • les corniches (notamment les coins et les zones autour des descentes de gouttière)
  • les espaces autour des fenêtres supérieures (linteaux, appuis de fenêtre, boîtiers de volets roulants),

Mais il existe d’autres cas de figure… parfois très improbables ! Voici une photo à titre d’exemple :

Site de nidification de Martinets noirs (Apus apus)
Plusieurs couples de martinets nichent dans cette céramique murale, à Torhout (Belgique). Ce site de nidification insolite a été découvert par Willy Vermeersch. Copyright: Martine Wauters.

 

2) Comportements spécifiques

2.1 Les entrées des adultes nicheurs :

Les nicheurs rentrent au nid en volant à 60-70 km. Avant, ils amorcent (généralement) une courbe caractéristique autour du site. Sans doute pour vérifier qu’il n’y a pas de prédateur à proximité, ou qu’ils ne sont pas suivis par des martinets immatures en quête d’une cavité pour la prochaine saison : ces jeunes « exploreurs » apprennent en effet en suivant et imitant les adultes nicheurs… et ils essaient, « tant qu’à faire », de leur piquer leur place.

 


A quelques très rares endroits (certaines cavités du Cinquantenaire et de St Antoine de Padoue à Forest), ils rentrent « comme des hélicoptères » : ils « se posent » puis entrent dans leur cavité en rampant.
 

2.2 Les sorties du nid :
 


Les martinets nicheurs plongent la tête la première puis, souvent, volent en zigzag sur une trajectoire rectiligne, pendant plusieurs secondes. Probablement pour éviter de se faire attraper par un prédateur.


Attention : un martinet qui sort en marche arrière n’est jamais un adulte nicheur : c’est un « exploreur », immature en prospection, qui entre à mi-corps puis sort à reculons.



2.3 De l'utilité des effleureurs ("bangers")


Les immatures de différents âges viennent chez nous uniquement pour faire de la prospection active (s’ils ont 2 ou 3 ans) - en vue de la saison suivante ou pour « suivre la bande » en criant (s’ils n’ont qu’un an). Les immatures qui cherchent le plus activement arrivent 1 ou 2 semaines après les nicheurs. Les plus jeunes n’arrivent que mi-juin.

Les plus jeunes se contentent de tourner autour du quartier en criant (« rondes sonores »). Leurs aînés vont régulièrement effleurer (d’où leur surnom) des endroits précis, voire s’accrocher (l'illustration ci-dessus est une "synthèse" d'une vidéo de plusieurs minutes; elle montre clairement la "popularité" de ce coin de corniche, ce qui permet de déduire qu'il y a une cavité occupée à cet endroit). Il arrive même que plusieurs immatures s’accrochent « en grappes » : le premier s’accroche devant un orifice, et un ou plusieurs autres s’accrochent à lui.
 



Si vous entendez alors des cris sourds (sriii !......sriii !....), c’est un adulte nicheur qui proteste à l’intérieur. Si vous entendez « sriii-sruuuu-sriiii-sruuu-sriiii », c’est que vous avez les deux partenaires d’un couple nicheur qui protestent en synchronisant leurs cris. Dans ces deux cas, vous avez donc un nid occupé. Lorsqu’il s’agit de nichoirs, on peut parfois observer qu’un voire deux adultes bouchent physiquement l’accès à la cavité.


Les immatures montent tous en altitude (1000-3000m) pour passer la nuit. Pour être sûrs de voir les adultes rentrer au nid, le mieux est donc de faire des repérages pendant la journée, pendant les rondes sonores (souvent matin et soir, parfois en plein milieu de la journée s’il fait beau et chaud), puis de vérifier l’entrée des nicheurs entre chien et loup (certains rentrent même juste après l’allumage de l’éclairage public, alors qu’on aperçoit les premières chauves-souris). Certains nicheurs attendent le départ des immatures pour sortir chasser une dernière fois. Début juillet, il faut donc attendre jusque vers 22h30.

 

2.5 Les bagarres

Les nicheurs peuvent se bagarrer avec un intrus pendant des heures - à l’intérieur du nid, à l’extérieur et dans les airs. De temps en temps, le vainqueur maintient le vaincu la tête en bas pendant quelques heures.




2.6 Les "frimousses blanches"

Peu avant l’envol, les juvéniles vont pointer leur « frimousse blanche » à l’entrée du nid. (Ce n’est pas toujours visible, comme l’orifice est souvent très mince)


3) Les indices sonores


 

  • Rondes sonores : Sriiiiisriiiisriiiiisriiiisriii!
    Fichier sonore ici.

     
  • Cris vigoureux poussés depuis l'intérieur du nid = 1 nicheur réagissant aux rondes sonores et/ou aux tentatives d'intrusions : Sri!   Sri!   Sri!   Sri!
     
  • Cris vigoureux poussés depuis l'intérieur du nid = 2 nicheurs (mâle = sruuu, femelle = sriii) réagissant aux rondes sonores et/ou aux tentatives d'intrusions. : Srii-sruuusriiiisruuuusriii! 
    Fichier sonore ici.

 

  • Poussins dans le nid (généralement inaudibles, sauf si on est à une fenêtre située à proximité immédiate d'une cavité/d'un nichoir : Prrrriiiprriiiiiprrrriii! 
    Fichier sonore ici.

 

 

4) Fientes

Les fientes de martinets ressemblent à des cendres de cigarettes. Si vous les écrasez, elles partent en miettes, parce qu’elles sont exclusivement composées de chitine (carapaces d’insectes). Si l’orifice de la cavité est très mince, on peut parfois retrouver des fientes au pied du mur (à condition qu’il ne soit pas sous les rives, auquel cas, elles tombent sur la toiture voisine).
 

Entre début et mi-juillet, vous avez plus de chances d’en trouver, parce que les jeunes sur le point de « faire le grand saut » de leur baptême de l’air vont souvent fienter dehors. Je dis bien souvent, et pas toujours. Donc, l’absence de fiente ne signifie pas qu’il n’y a pas de nid. Mais cette méthode est un moyen facile, rapide… et amusant de repérer des nids.

 

5) Cadavres

Il arrive qu’un martinet veuille s’installer dans un nid (anciennement) occupé par des moineaux. Comme ces derniers ont tendance à accumuler beaucoup de matériaux et que certains sont des longs fils, le martinet risque de se pendre en sortant, puisqu’il plonge la tête la première.

 

6) Autres espèces


Les martinets savent que les moineaux et les étourneaux (mais aussi les Rougequeues noirs, les Mésanges bleues et charbonnières… et quelques autres, comme les Grimpereaux des jardins... et même des Perruches à collier!) occupent le même genre de cavités qu’eux. Cela vaut donc la peine de surveiller les bâtiments occupés par ces espèces, parce qu’il arrive que les martinets chassent les occupants pour s’installer, par exemple si leur propre cavité a disparu à la suite de travaux… et l’inverse est vrai aussi : d’autres espèces profitent de l’absence des martinets pendant l’hiver pour prendre leur place. Autre cas observé régulièrement : les « habitats partagés » : les étourneaux nichent en début de saison et les martinets s’installent après, à leur retour. Si les étourneaux ont du retard, c’est la bagarre.

Autre cas de figure : dans un même bâtiment, on peut avoir des nids de plusieurs espèces différentes sous les rives, on peut même avoir plusieurs espèces qui entrent par le même orifice et qui ont leur nid à différents endroits. Donc, en repérant, par exemple, un moineau qui piaille au-dessus de son nid (l’espèce est tout sauf discrète, contrairement au martinet !), on peut avoir la chance de repérer un ou plusieurs nids de martinets dans le même bâtiment.

 

Quand recenser ?

Repérages des zones intéressantes via les prénicheurs : dès la mi-mai, chaque fois qu’il y a des rondes sonores : où que vous soyez, ouvrez l’œil et repérez où les « bandes de jeunes » effleurent des hauts de façades à (presque) chaque passage !

Surtout le matin entre 8 et 10h environ, et le soir à partir de 20h30-21h (parfois vers le milieu de la journée). (Variable selon la météo, pas quand il y a trop de vent).
 

À tout moment de la journée :
Vous voyez un martinet « zigzaguer » dans le vol typique d’un individu qui quitte son nid ?
Repérez plus ou moins de quelle zone de la rue il venait, puis retournez-y à la tombée de la nuit, vous trouverez alors plus précisément où il niche.

Fientes :  environ entre le 10 et le 21 juillet, à n’importe quel moment de la journée (matin, midi ou soir). Parfois plus tôt (2025 : dès le début du mois de juillet).
C’est la preuve absolue qu’il y a un nid avec jeunes sur le point de prendre leur envol juste au-dessus (pour préciser exactement où – trou de boulin, corniche ou autre-, allez observer à la tombée de la nuit).

 

Où encoder vos observations?

  • Observations.be reste l’outil le plus (re)connu, y compris par les autorités régionales chargées de faire respecter la protection des nids. Mais il présente une série de défauts : il n’incite pas l’observateur à noter précisément l’adresse et la position exacte de l’orifice. Or, en cas de travaux, il est essentiel d’avoir ces informations. Il importe donc que vous notiez ces informations (photo de l’orifice à l’appui, c’est une précision très utile !) De plus, il est peu pratique si l’on veut exploiter les données en produisant des listes (Excell) à transmettre au service Urbanisme d’une commune ; si vous voulez communiquer ces données, vous devrez donc réaliser un tableau Excell classé par rues en fin de saison.
  • Le GTM a donc conçu un formulaire Google : encodagemartinets.natagora.be
    (Mais toutes les autorités n’ont pas d’accès automatique aux données, ce qui peut poser problème en cas de chantier menaçant une cavité)
  • Autre option : utiliser l’application anglaise SwiftMapper, qui permet ensuite de visualiser précisément les nids occupés, les nichoirs occupés, les nids disparus,…

A l’heure d’écrire ces lignes, observations.be reste la moins mauvaise option (valeur légale en cas de chantier problématique)… moyennant les deux précisions ci-dessus.

 

Si vous encodez sur observations.be, pour faciliter le pointage du bon bâtiment sur la carte, optez pour l'affichage "Streets", qui vous permet de visualiser le nom des rues et le numéro des bâtiments: cliquez sur l'icône entourée sur e dessin de gauche ci-dessous, puis sur "Streets":


 

Quelques conseils : attitude et communication

N’oubliez pas que vous allez souvent faire vos recensements en ville, dans des rues résidentielles, au milieu de maisons habitées. Une certaine déontologie est donc de mise :

  • discrétion, ne pas pointer de jumelles sur un bâtiment,… Personnellement, je me poste un peu à l’écart du bâtiment, dans une position qui me permet de donner l’impression que je regarde lus haut vers le ciel alors que je regarde en fait vers le haut des bâtiments
  • Il peut aussi être utile de porter un vêtement vous identifiant comme ornithologue en plein recensement, ainsi que de vous munir d’un document illustré (brochure,…) pour montrer aux curieux ce que vous observez ou cherchez à observer. Emporter une silhouette grandeur nature du martinet (en carton ou en bois) peut aussi être très utile, vous pouvez la trouver sur le site de la Journée mondiale des martinets : www.worldswiftday.org > Take action > Resources. Lien direct : https://www.worldswiftday.org/wp-content/uploads/2022/06/Swift-Mascot_MSF_SWF.pdf

En vous équipant suivant ces conseils, vous ferez d’une pierre deux coups : vous éviterez de vous attirer des ennuis (habitants méfiants voire agressifs parce qu’ils croient que vous les espionnez) et vous profiterez de vos rondes pour sensibiliser et informer vos interlocuteurs.

 

Bons recensements, et n'oubliez pas: chaque nid recensé est un geste qui compte BEAUCOUP pour la protection des martinets! N'oubliez pas non plus de tenir à l'œil toute l'année les nids que vous avez recensés pendant la saison de nidification : si vous voyez apparaître un avis d'enquête publique (affiche jaune en Wallonie, rouge à Bruxelles), prenez le temps de vérifier s'il ne concerne pas un bâtiment où vous avez repéré un ou plusieurs nids et, si c'est le cas, réagissez à l'enquête en signalant la présence de nids, avec la justification que la législation précitée impose la protection des nids. Vous pouvez aussi nous transmettre l'information si vous préférez que nous réagissions en tant que Natagora (martinets@natagora.be).

 

Merci d'avance... pour la survie des martinets!

 

 

 

 

 

 

17 mai 2025

« Colonie Toverfluit» : rapport 2024

 

(Pour un « rappel des faits » depuis 2011, voir cet article.
Autres publications sur la colonie via ce lien.)

 

 

  1. Petit lexique (rappel)
  • Plan des différentes façades :
La dénomination des bâtiments prend le Scheutbos comme "point de départ" (A), le "D" étant le bâtiment des primaires. Les lettres minuscules représentent les façades: a pour les façades tournées vers l'extérieur du campus, b pour la cour intérieure.

 

  • « Exploreurs » ou « effleureurs » :
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Effleureur en train de "reluquer" un trou. Copyright: Aline de Lannoy (utilisation interdite sans l'autorisation de l'auteur)

« Après environ 2 ans, les jeunes martinets commencent à avoir des démangeaisons aux pattes. Ils veulent bientôt fonder leur propre famille et commencent à chercher leur propre maison pour l'année suivante. Ils suivent secrètement les oiseaux adultes occupés à nourrir leurs petits et sont ainsi conduits vers un site de nidification. Ce qu'ils font alors est si remarquable que cela leur vaut le surnom de « Bangers » en anglais. Ils volent et se cognent contre un site de nidification précis, ce qui dans le cas d'un espace creux (par exemple un nichoir) provoque un son sourd (un bang). Parfois, ils restent également accrochés à l’entrée du nid. Si le site est occupé, il ne faut généralement pas longtemps pour que les jeunes soient chassés par les habitants « officiels ». Tous les sites de nidification potentiels sont soigneusement identifiés et mémorisés par les jeunes oiseaux car l'année prochaine, ils en revendiqueront un comme « leur » site de nidification. Certains y passeront également la nuit cette année. Que les oiseaux plus âgés apprécient ou non ce que font les jeunes restera toujours un mystère pour nous. Peut-être qu’ils le vivent comme du harcèlement. Les jeunes martinets nous font sourire avec leurs pitreries folles, dégringolant et criant dans les rues, tandis qu'ils recherchent des endroits pour faire leur nid, comme une fissure dans le mur ou une vieille corniche. Et, avec leurs cris délicieux, ils nous plongent dans une merveilleuse ambiance de l'été, car ils ne sont présents dans nos villes que lors des beaux jours. En bref : des jeunes en goguette dont il faut profiter. » (Karin Gielen, Natuurpunt Studie)
 

Deux effleureurs ont des visées sur le même trou. (Copyright: Marc Fasol. Utilisation interdite sans l'accord de l'auteur)

 

  1. Rapport annuel du recensement

 

 

 

 

 

 

Cette année, un changement majeur dans l'organisation nous a permis de réaliser le recensement le plus exhaustif que nous ayons jamais pu réaliser: après des années de bonne collaboration avec l'école, j'ai reçu un badge d'accès aux différentes cours et l'autorisation d'y opérer en soirée. Comme les martinets nicheurs rentrent au nid pour la nuit, les séances ont été plus "rentables" en moins de temps. C'est ainsi que nous avons pu recenser 81 trous de ventilation occupés sur 258 (dont 40 aussi visités par des Effleureurs, 29 autres seulement visités par des Effleureurs),

Le dernier oiseau nicheur a été observé le 16 septembre ! Une petite équipe a assuré le suivi de fin de saison entre fin juillet et mi-septembre. Une saga passionnante (... mais interminable), pleine de rebondissements, qui nous a permis d'observer le comportement individuel des retardataires, mais aussi les attaques de prédateurs : 

Un soir, un épervier, perché en embuscade dans l'arbre situé devant les cavités Ca 1 et 2 crépuscule, que nous n'avions même pas vu arriver, a tenté d'attraper un martinet qui arrivait comme en bolide pour entrer dans sa cavité. Heureusement, c'est le martinet qui a été le plus rapide. Un autre jour, alors que seule la cavité Cb2 était encore occupée, une corneille perchée sur le coin droit de Db, a tenté de se jeter sur le martinet qui rentrait au nid. Elle s'est agrippée au petit rebord sous le tour de ventilation et a tenté, pendant plusieurs secondes, de tirer le martinet par la queue ou les ailes avec son bec. Là aussi en vain, heureusement.

Epervier juste après sa tentative manquée sur Ca 2 (Copyright: Martine Wauters)
Corneille en embuscade. L'instant d'après, elle se jetait sur un martinet de Cb2. (Copyright: Martine Wauters)
 

 

Aa

Occupés : 1, 3, 10, 11, (12 ?), 15, 16, 34, 35, 39, 51 (10 ou 11 trous).

Effleureurs : 38, 39, 40, 41.

+ 1 Grimpereau des jardins ! (Derrière la descente de gouttière à côté du n°52).

Ab

Occupés : 8, 12, 14, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 28 (10 trous).

Effleureurs : 6, 7, 13, 14, 15, 16, 18, 19, 22, 24, 25, 16, 27, 28.

 

Ba

Occupés : 1, 2 (2 trous).
Effleureurs : 1.

Bb

Occupés : 4, 5, 6 (3 trous).
Effleureurs : 5, 6.

 

Ca

 

Occupés : 1,2,3,4,5,6,7,8, 11, 16,17,18, 22,23, 25, 27, 29, 32, 34,35, 39, 41,43,44,45,46,47,48, 49,50, 51 (31 trous).

Effleureurs : 3,4,5,6,7,8, 11,12, 14,15,16,17,18, 26,27,28,29, 35,36,37, 39,40,41,42,43,44,45, 46,47,48.

+ 1 couple de Moineaux domestiques ! (Derrière la descente de gouttière à côté du n°1)

Cb

 

Occupés : 2,4,12,13,19,22,23,25,29,32,33,34,37,40,43,44,48,51,53,56 (20 trous).
Effleureurs : 2,4,5,6,7,8,9,12,13,22,24,26,27,33,35,56.

 

Da

 

Occupés : 10, 14 (2 trous).
Effleureurs : ---

Db

 

Occupés : 15, 35, 44 (3 trous).
Effleureurs : 44.
+ Pipistrelle sp (Derrière la descente de gouttière à côté du n°1)

 

Autres espèces d’oiseaux observées sur le campus ou au-dessus (en survol): Epervier d’Europe, Pie bavarde, Corneille noire, Merle noir, Grive musicienne, Troglodyte mignon, Accenteur mouchet, Rougegorge familier, Fauvette à tête noire, Pouillot véloce, Mésange charbonnière, Pigeon ramier, Pigeon biset féral, Pic épeiche, Pic vert, Perruche à collier. Survolant le site : Hirondelle rustique, Perruche Alexandre, Choucas des tours, Corbeau freux, Buse variable, faucons sp, laridés sp.

Grimpereau des jardins en plein nourrissage, le 7/07/24, son nid est manifestement derrière cette descente de gouttière (Copyright: Christiane Moulu - utilisation interdite sans l'accord de la photographe)
Perruche à collier s'intéressant à une cavité, bien que l'orifice soit trop petit pour elle (Copyright: Martine Wauters)

 

Autres espèces animales observées sur le campus :  Hérisson, Pipistrelle sp, Crapaud commun.

 

Merci à tous les bénévoles qui sont venus recenser et/ou photographier cette colonie passionnante! J'espère que ce rapport en inspirera d'autres à nous rejoindre cette année! Contact pour plus d'infos: martinets@natagora.be.

 

Quelques bénévoles en pleine concentration devant la façade Aa. (Copyright: Martine Wauters)
Les bénévoles, fatigués mais heureux du travail accompli (Copyright: Martine Wauters)
Plusieurs chiens ont sagement assisté aux séances de fin de saison (ici, Claddy, le chien de Didier). (Copyright: Martine Wauters)

 

 

 

4 avril 2025

Nouveau : fiches-conseils

Nouveau : fiches-conseils

Alors que les martinets ont entamé leur migration (et que certains ont même déjà atteint leur destination dans le Sud de l'Europe), j'ai le plaisir de vous annoncer que le GT Martinets de Natagora vient de publier une série de fiches-conseils pour préserver ou remplacer les sites de nidification des martinets.


Je planchais dessus depuis longtemps (avant le COVID!), mais diverses urgences successives et les aléas de la vie ont fait que cela n'avait jamais abouti. Avec l'aide de quelques bénévoles (relectures, mise en page), nous pouvons enfin vous proposer quatre fiches pratiques : 

 

  1.  une fiche générale, intitulée "Plaidoyer pour des bâtiments "Martinets admis"", 
  2.  "Aménagement des trous de boulin", 
  3.  "Aménagement des trous de ventilation", et 
  4.  "Aménagement des corniches". 

D'autres suivront (notamment sur la question des briques-nichoirs). Cet article sera mis à jour à la publication de chaque nouvelle fiche.
 

 

Deux versions

De plus, ces fiches existent en deux versions différentes : l'une à lire en ligne, l'autre à imprimer (en fonction de la nature de votre chantier) sous forme de dépliants.

Le but est de les distribuer dans le cadre des activités du GT Martinets de Natagora, mais aussi de demander aux administrations communales de les diffuser tant sur leur site internet (dans la liste des documents utiles pour les demandeurs de permis d'urbanisme) qu'au guichet de leur service Urbanisme (version "dépliants").

Je compte sur vous pour diffuser cette information autour de vous, pourquoi pas en contactant votre administration locale pour lui proposer/demander de les utiliser?

Vous pouvez télécharger la version à lire en ligne via la page du GT Martinet, vers le bas, dans la rubrique "téléchargements" :

Vous voulez la version imprimable (version "flyers")?
Contactez-nous pour la demander! (martinets@natagora.be).
 

 

 

30 mars 2025

Agenda 2025

 

A un mois du retour des premiers martinets en Belgique, voici déjà quelques dates d'activités "martinesques" pour cette saison 2025. A vos agendas ! Et revenez régulièrement voir cet article, les détails pratiques seront ajoutés au fur et à mesure. D'autres activités à d'autres dates aussi, sans doute. Hors agenda: les séances collectives de recensement des colonies de martinets.
(Dernière mise à jour: 18/04/25)


Vous voulez nous aider pour ces recensements ou vous souhaitez organiser une activité?
Contactez-nous! (martinets@natagora.be)

 

Dimanche 6 avril :
Halle

Stand info chez Ecoflora, dans le cadre de leurs portes ouvertes.
Ecoflora est l'importateur belge des excellents nichoirs Schwegler.
Pour plus d'infos: www.ecoflora.be

 

Dimanche 13 avril :
Tours & Taxis (Bruxelles)

Stand à l'événement H.O.M.E
Gare Maritime, Tours & Taxis
Détails ici.

 

Jeudi 1er mai :
Neerpede (Bruxelles)

"1er mai: 1er martinets?"
Promenade guidée le soir.

A Bruxelles, les premiers martinets nicheurs nous reviennent entre la mi-avril et début mai, en fonction des conditions climatiques. Un adage dit d'ailleurs "1er mai, 1er martinet". Chaque année, c'est souvent à Neerpede que j'observe "mes" premiers martinets de la saison, qui trouvent, au-dessus des étangs, les nombreux insectes nécessaires pour les requinquer après (ou pendant) leur migration de 7.000 à 10.000 km.

Nous vous proposons donc de nous accompagner pour une balade tranquille autour de l'étang, émaillée de petits récits sur la vie étonnante du martinet. En fonction de la météo et du nombre d'oiseaux présents, nous ferons peut-être un petit crochet en bordure du Pajottenland.

Si les martinets sont présents, vous pourrez partager ce qu'un ami des martinets a surnommé "l'apodophorie" (la joie de voir "vos premiers martinets de l'année")!

Selon la météo, peut-être aurez-vous la chance d'en voir une centaine chasser au-dessus de vos têtes, peut-être seulement un petit groupe. Si les martinets ne sont pas encore au rendez-vous, nous observerons les Hirondelles rustiques et de fenêtre et, à défaut, les oiseaux d'eau (grèbes, fuligules,...).

Infos pratiques:

Rv à 19h devant la Maison verte et bleue, .
La promenade se terminera vers 20h30 mais, comme l'activité des martinets et autres espèces précitées varie au fil de la soirée, les personnes qui le souhaitent pourront ensuite rester avec nous au bord de l'étang pour poursuivre les observations en fonction de leurs disponibilités, éventuellement jusqu'à la tombée de la nuit.

Réservations et contact pour plus d'infos: martinets@natagora.be
(En réservant, vous serez avertis de tout changement éventuel de dernière minute (en fonction de la météo, des martinets,...)

 

Dimanche 4 mai :
Woluwé-Saint-Pierre (Bruxelles)

Stand à la Fête de l'avenue de Tervuren (village du Développement Durable, square Léopold II, au niveau de la statue à tête de cheval, sur la droite en remontant vers Montgomery), de 11 à 19h.
En bref et pour rappel : plus de 3kms d’associations, de commerçants, de brocanteurs, d’animations et de spectacles qui seront répartis entre le Cinquantenaire et le quartier du Chien Vert. 

 

Mardi 6 mai :

Recenser les martinets : mode d'emploi (webinaire)

De 19 à 20h

Webinaire pour recenser efficacement et correctement les Martinets noirs: quels comportements correspondent-ils à des martinets de quel âge? Lesquels vous donnent-ils quels indices?

Il est temps de recenser les martinets!

Vous ne savez pas/plus (trop) comment faire? Vous croyez savoir mais voulez rafraîchir ou peaufiner vos connaissances ? 

Ce séminaire est pour vous, que vous soyez volontaire du GTM ou ami des martinets: tout le monde est le bienvenu. 

Attention, ceci n'est pas une conférence extensive sur les martinets mais bien une formation sur leur recensement. A l'issue de la séance, nous vous encourageons à faire le tour de votre quartier pour tenter d'apercevoir des martinets nicheurs.

Le saviez-vous? 

Encoder les nids de martinets que vous trouvez nous aide à protéger ceux-ci.

Inscription obligatoire par email: martinets@natagora.be.

 

Mardi 12 mai :

Recensement de la "colonie Toverfluit"

Molenbeek (Bruxelles)

De 19h30 à 21h30 

La saison des recensements est ouverte!
Première séance à l'athénée Toverfluit, en contrebas du Scheutbos, où niche la plus grosse colonie de martinets de... Belgique (81 nids y ont été recensés en 2024!)! 

Rejoignez-nous!
Que vous vouliez mettre en pratique ce que vous avez appris au webinaire du 6 mai ou apprendre sur le tas, vous êtes tous les bienvenus! Ce n'est pas difficile, un petit briefing puis un peu de concentration suffisent, et le spectacle est fascinant!

 

Inscription obligatoire avant le 12 mai, par email (martinets@natagora.be), au plus tard à 17h le jour J. Le campus est situé rue de la Flûte enchantée 19/21. Des précisions sur le point d'accès et un numéro de contact seront communiqué à l'inscription. seront donnés à l'inscription. 

Attention d'être bien à l'heure: le site est fermé au public, nous l'ouvrirons spécialement puis la barrière sera fermée pendant que nous nous concentrerons sur le recensement. 

Apportez de quoi noter: bic ou crayon, papier, et un support dur; un siège pliant ou un coussin. Les jumelles ne sont pas nécessaires au recensement.
Accessible aux personnes à mobilité réduite.
 

 

Samedi 17 mai :
St Gilles (Bruxelles)
Stand à l'événement "compost en fête" organisé par Bruxelles Environnement.
Nous partagerons un stand avec Natabru (Régionale de Natagora).
Les détails ici.

 

Dimanche 25 mai :

Recensement de la "colonie Toverfluit"

Molenbeek (Bruxelles)

De 19h30 (briefing) à 22h

La saison des recensements est ouverte!
Deuxième séance à l'athénée Toverfluit, en contrebas du Scheutbos, où niche la plus grosse colonie de martinets de... Belgique (81 nids y ont été recensés en 2024!)! 

Rejoignez-nous!
Que vous vouliez mettre en pratique ce que vous avez appris au webinaire du 6 mai ou apprendre sur le tas, vous êtes tous les bienvenus! Ce n'est pas difficile, un petit briefing puis un peu de concentration suffisent, et le spectacle est fascinant! Vous pourrez y observer, dans des conditions idéales, un large florilège de comportements.

 

Inscription obligatoire, au plus tard le 23 mai, par email (martinets@natagora.be). Le campus est situé rue de la Flûte enchantée 19/21. Des précisions sur le point d'accès et un numéro de contact seront communiqué à l'inscription seront donnés à l'inscription. Si la météo s'annonce trop mauvaise, quelques jours avant, l'activité sera avancée au samedi (plan B) voire au vendredi (plan C). Il importe donc particulièrement de s'inscrire.

Attention d'être bien à l'heure: le site est fermé au public, nous l'ouvrirons spécialement puis la barrière sera fermée pendant que nous nous concentrerons sur le recensement. 

Apportez de quoi noter: bic ou crayon, papier, et un support dur; un siège pliant ou un coussin. Les jumelles ne sont pas nécessaires au recensement.
 
Accessible aux personnes à mobilité réduite.
 

Samedi 7 juin :
Cinquantenaire (Bruxelles)

Journée mondiale des martinets (JMM)
A Bruxelles, nous célébrerons les martinets avec vue sur la colonie emblématique du Cinquantenaire et faisons le buzz pour contribuer à leur protection!
De 19 à 22h.

La colonie niche dans les hémicycles de part et d'autre des arcades du Cinquantenaire (là où vous pouvez voir une série de grandes mosaïques murales, et où il y avait une guinguette en 2024). Le rv est donc fixé dans l'espace situé entre ces deux hémicycles (côté centre ville des arcades, donc PAS du côté des musées de l'Auto et de l'Armée).

Il est important d'apporter de quoi vous asseoir (siège pliant, coussin ou couverture), cela contribuera à l'ambiance festive et conviviale. Jumelles utiles, pique-nique pas obligatoire, mais bienvenu.

Où que vous soyez, vous aussi, "faites quelque chose pour les martinets le 7 juin"!
Pour cette 7è édition, une série d'actions sont possibles:

  • faites le buzz autour de cet oiseau fabuleux (#WSD2025, #JMM2025), sur les menaces qui pèsent sur lui et sur ce qui peut être fait pour l'aider,
  • allez les admirer dans votre quartier et recensez les nids,
  • organisez une activité festive,
  • organisez un webinaire local, national ou international,ou une conférence, une exposition,...
  • contactez votre commune ou "votre ministre" pour lui demander de s'investir concrètement pour la sauvegarde des martinets,
  • organisez une activité créative/ludique dans votre école,...

Vous pouvez éventuellement aussi organiser une activité le week-end précédent.
Chaque petit geste compte, comme le dit si bien la marraine de cet événement annuel, le Dr. Jane Goodall!

Organisation: Martinets Sans Frontières.
Site internet pour plus d'infos.
Inscriptions : formulaire.


Dimanche 8 juin :
Zwin (Knokke-Heist)

Journée mondiale des martinets (JMM)

Cette année, le GTM sera aussi présent pendant toute une journée au Zwin!

(Les détails suivront)


Vendredi 20 juin :
Jette (Bruxelles)

"Safari urbain"
Lors de cette promenade guidée, qui est devenue une véritable tradition annuelle à Jette, nous partions à la découverte des martinets, mais aussi des moineaux, étourneaux, rougequeues,... Nous en profiterons pour recenser les nids occupés dans les bâtiments tout le long de notre parcours. Le "bouquet final" sera (si la météo s'y prête) le volet aérien des martinets immature et leur ascension vers l'altitude à la tombée de la nuit.

Activité organisée en partenariat avec la Commune de Jette, réservée aux Jettois. Vous n'habitez pas la commune mais souhaitez participer à cette activité un autre jour? Inscrivez-vous à la balade du 4 juillet, organisée en partenariat avec Natagora Bruxelles!

Jeudi 26 juin :
LLN: Une balade avec les hirondelles et les martinets

L'étudiante qui donnera les explications sur les martinets, Thérèsa, est aussi membre du GTM. D'ici là, voici son appel : "Je réalise mon mémoire sur le suivi des martinets noirs à LLN. Ces oiseaux fascinants nichent dans les cavités des bâtiments. Pour m’aider à les étudier, je fais appel à votre précieuse collaboration !
👉 Si vous observez un martinet entrer dans une cavité (naturelle ou nichoir), merci de:
prendre une photo du site d’entrée,
noter la localisation précise (adresse ou coordonnées GPS),
envoyer le tout à:
martinets_lln@hotmail.com

Merci d’avance pour votre contribution précieuse à cette étude!"

 

Vendredi 4 juillet :
Jette (Bruxelles)

Balade guidée en partenariat avec la Régionale Natabru. Je vous ferai découvrir la vie extraordinaire des martinets, leurs problèmes pour cohabiter avec les humains depuis que nos maisons sont rénovées et isolées. Nous nous retrouverons vers 20h afin d'assister plus tard en soirée au show de montée en altitude des immatures et au retour au nid des nicheurs.

Lors de ce véritable "Safari urbain" , nous partions aussi à la découverte d'autres espèces comme les étourneaux, les moineaux et les rougequeues : nous en profiterons pour recenser les nids qu'occupent tous ces oiseaux dans les bâtiments, tout le long de notre parcours.

(Il s'agit de la première sortie à thème de l'été organisée par Natabru)
Infos pratiques : https://www.natagora.be/agenda/balade-la-decouverte-des-martinets-jette


Samedi 5 juillet :
Neerpede (Bruxelles)
De 14h à 17h

"Martinets & Crème glacée"
Documentaire, animations, glace et promenade guidée.

A cette période la courte saison des martinets, c'est au-dessus de plans d'eau comme le grand étang de Neerpede, aux portes du Pajottenland, que l'on peut admirer le spectacle merveilleux, hallucinant, de martinets et d'hirondelles qui boivent en volant (si la météo s'y prête), et qui chassent les nombreux insectes nécessaires pour nourrir leur progéniture.

D'ici 2-3 semaines, ils repartiront déjà pour une migration de 7.000 à 10.000 km. Nous ne les reverrons plus pendant 9 mois!

Avant leur départ, nous vous proposons donc de nous retrouver à la Maison verte et bleue pour une série d'activités ludiques et estivales pour petits et grands : lors de cet après-midi, vous pourrez:

- découvrir le documentaire "Devil Birds: la vie du Martinet noir" de Derek Bromhall (filmé à Oxford, au milieu d'une colonie mythique, traduit en français par moi-même) tout en dégustant une glace artisanale;

- vous mettre dans la peau d'un martinet en testant le "Jeu du martinet", que j'ai créé pour vous faire vivre la migration annuelle du Sud de l'Afrique jusque chez nous, tout en apprenant plein de choses fascinantes sur le martinet;

- éveiller vos talents artistiques au cours d'un atelier dessin (atelier pour enfants ouvert à tous ceux qui se sentent une âme d'enfant ou d'artiste);

- nous accompagner pour une balade tranquille autour de l'étang, émaillée de petits récits sur la vie étonnante du martinet.

Infos pratiques:

Rv à la Maison verte et bleue, .
Tarif: prix juste à 5 euros pour l'ensemble des activités; prix de soutien à 10 euros.
Réservations obligatoires et contact pour plus d'infos: info@mvb.brussels

3 mars 2025

Nouveau site : "Biodiversité dans le Bâti"

 

J’ai le plaisir de vous annoncer la naissance d’un nouveau site internet très utile pour la protection (entre autres) des martinets : https://bati.natagora.be/. Ce site vous offre un large éventail de conseils pratiques qui vous permettront (que vous soyez architecte, entrepreneur, administration locale/régionale ou particulier) de préserver voire de renforcer la biodiversité dans et autour de votre bâtiment.

Le nouveau site de Natagora a été réalisé par un large panel de professionnels du secteur du bâtiment et de naturalistes spécialisés dans la biodiversité liée au bâti, dans le cadre de la Cellule Biodiversité dans le Bâti de Natagora (CBB), coordonné par Julia Luxen (architecte et écoconseillère de formation, le profil idéal pour cette mission ambitieuse !). C’est à ce titre que j’ai eu le plaisir d’y participer activement.

L'officialisation du site a eu lieu le 21 février 2025, dans le cadre du salon Batibouw, avec une conférence destinée aux professionnels de la construction et de la rénovation, en présence de naturalistes de Natagora. Un événement de "networking" a suivi au stand de Embuild (fédération belge de la construction).

Qui, mieux que l’union wallonne des architectes (UWA), pour vous présenter ce site ambitieux?

 

"Ce 21 février 2025, une nouvelle plateforme axée sur la biodiversité dans le bâti hébergée par Natagora, association de protection de l’environnement active en Wallonie et Bruxelles-Capitale, a vu le jour. 

Cette dernière fait suite à un important travail de concertation initié par l’ASBL avec l’ensemble des parties prenante du secteur de la construction en Wallonie. Son objectif est clair : concilier le vivant avec les constructions humaines.

En effet, le cycle de vie de nombreuses espèces dépend (quasi) exclusivement des bâtiments. De ce fait, il existe un véritable intérêt à redynamiser la biodiversité (par le biais de recensement, protection spécifique, mise en place d’aménagement, etc.) et à donner les outils nécessaires aux professionnels de la construction, tels que les architectes, pour intégrer ces éléments de la meilleure manière. 

 

Le principe ?

Le cœur de cette plateforme se base sur une série de fiches reprenant les mesures et les aménagements permettant d’améliorer le potentiel écologique de vos projets. Adaptée aux professionnels du bâtiment, cette liste vous permettra de tenir compte à la fois des différents éléments qui composent le bâti et des espèces rencontrées susceptibles de se retrouver dans le bâtiment et ce, même si votre projet est déjà en cours de réalisation[2]

 

Et vous, en tant qu’architecte, en quoi ce site peut m’être utile ?

Parmi les nombreuses fonctionnalités, vous trouverez une checklist[3] permettant d’évaluer préalablement l’état de la zone et de concevoir les aménagements en conséquence.

Mais la véritable révolution de la nouvelle plateforme Biodiversité dans le bâti réside dans sa fonctionnalité « conseil sur mesure ». Il s’agit d’un accompagnement personnalisé qui se traduit par un questionnaire constitué de réponses simples de type « oui ou non » et débouchant sur une liste de mesures et d'aménagements susceptibles d’être intégrée dans le projet désigné[4]

Un onglet dédié aux projets de référence et témoignages[5] est aussi à disposition ce qui pourra susciter votre intérêt et vous inspirer.

Enfin, d’autres outils liés aux législations en vigueur, d’aide à la conception, de guides, de conseils pour les demandes de dérogations sont également disponibles sur le site[6].

Il ne vous reste plus qu’à prendre connaissance de la plateforme et sauter le pas !"

 

Vous pouvez aussi regarder la vidéo de présentation du site (20') par Julia Luxen.

Des questions ? Vous pouvez envoyer un email à la CBB.

 

A propos de la Cellule Biodiversité dans le Bâti de Natagora (CBB)

Ce schéma résume bien la mission de la CBB :

 

[1]https://bati.natagora.be/pour-qui

[2]https://bati.natagora.be/comment/mesures-et-amenagements

[3]https://bati.natagora.be/comment/outils-daide-a-la-conception/g10r-realiser-un-etat-des-lieux-du-bati-existant

7 juillet 2024

Agenda 2024 (fin de saison)

 

Samedi 13 juillet
Recenser les martinets : mode d'emploi (webinaire n°2)
20-21h
 

Webinaire pour recenser efficacement et correctement les Martinets noirs: quels comportements correspondent-ils à des martinets de quel âge? Lesquels vous donnent-ils quels indices?

 

Vous aviez marqué votre intérêt pour le webinaire précédent mais n'avez pas pu y assister pour diverses raisons. Nous avons donc le plaisir de vous convier à une "séance de rattrapage", ce jeudi 11 juillet, de 20 à 21h.

Il est encore temps (mais tout juste!) de recenser les martinets!

Vous ne savez pas (trop) comment faire? Vous croyez savoir mais voulez rafraîchir ou peaufiner vos connaissances ? Ce séminaire est pour vous, que vous soyez volontaire du GTM ou ami des martinets: tout le monde est le bienvenu. Attention, pour rappel, ceci n'est pas une conférence extensive sur les martinets mais bien une formation sur leur recensement.

Le saviez-vous? 

Encoder les nids de martinets que vous trouvez nous aide à protéger ceux-ci.

 

Infos pratiques :
Webinaire, par Martine Wauters, coordinatrice du GTM
Jeudi 11 juillet 2024 de 20 à 21h.

(Si beaucoup de questions, nous vous enverrons un deuxième lien ou vous proposerons d'envoyer les autres questions par email)

Nous vous enverrons le lien pour accéder à la réunion sur inscription, via cette adresse email : martinets@natagora.be.

Cette fois, pour plus d'efficacité, un volontaire du GTM, Alexandre Bughin, sera "l'hôte" du webinaire (accueil dans l'espace de visioconférence et personne de contact en cas de problèmes techniques pour se connecter)

 

Samedi 13 juillet
Brunch martinesque
12-13h
Cinquantenaire Bruxelles


Le GT Martinets de Natagora (GTM) vous propose un "brunch martinesque" au Cinquantenaire :  deux activités pour petits et grands au beau milieu d'une des plus grosses colonies de la Région bruxelloise! Dans le cadre des "Midi Découverte"* d'Horizon 2030, dans la guinguette "Tipi" (dans une des galeries - "péristyles" - où niche la colonie).

 

- Projection du documentaire "Devil Birds" de D. Bromhall (version française) suivie d'une mini-conférence : détails ici.
 

- Atelier pour les enfants de 5 à 9 ans : détails ici.


En partenariat avec Horizon 2030.

*Les Midis Découvertes, organisés par Horizon 2030, sont l’occasion de profiter d’un sandwich au cours d’une conférence scientifique gratuite, accessible et vulgarisée. Le tout, dans le cadre unique qu’offre le Péristyle, espace de conférence en plein air (couvert), avec une vue imprenable sur le parc du Cinquantenaire.

Il n’est pas nécessaire de s’inscrire pour le Midi Découverte.

Apportez votre lunch ou commandez et payez sur place l'une des délicieuses propositions de la guinguette Tipi Cinquantenaire. L’espace est couvert.

Les conférences ne seront déplacées qu’en cas de fermeture du parc. Ces informations seront communiquées via nos réseaux sociaux et dans l’agenda de ce site internet.

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